mardi 4 février 2014

Individualisme vs. le bien commun ? Le rapport Lunacek divise l’UE



Bruxelles, le 4 février 2014

Aujourd'hui le Parlement européen a adopté un rapport sur « une feuille de route de l’UE contre l’homophobie et les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre » présenté par l’eurodéputé autrichien Ulrike Lunacek. Ce rapport adopté par deux tiers du Parlement européen est fondé sur une étude préparée entre autres par le lobby LGBT ILGA Europe, à la demande de la Commission LIBE du Parlement européen.

Dans une lettre ouverte aux députés européens en vue du vote Antoine Renard, Président de la FAFCE, a interrogé les eurodéputés: « La vie sexuelle privée devrait-elle être un critère pour les politiques de l’UE ? »

La FAFCE a suggéré que « La vie sexuelle privée ne devrait pas être un critère pour les politiques publiques. L’UE doit assurer la pleine jouissance des droits fondamentaux pour tous les citoyens. Les Etats members mettent en oeuvre les droits fondamentaux et garantissent l’équilibre entre le droit à l’égalité des chances les autres droits fondamentaux. Quelque soient les choix privés dans le domaine de la sexualité, les droits fondamentaux sont les mêmes pour tous. Il ne devrait pas y avoir une catégorisation des droits fondamentaux en fonction des penchants sexuels. »

La FAFCE a sonné l’alerte dès la présentation du projet du rapport en octobre 2013. Elle a souhaité attirer l’attention sur le fait que ce sujet risquait de créer des réactions très fortes. En effet, le rapport intervient dans des domaines qui relèvent exclusivement de la compétence des Etats membres et non de l’UE, à l’instar du droit de la famille.

La FAFCE a rappelé que « l’Union européenne fait actuellement face à beaucoup de défis. Sa popularité auprès des citoyens européens n’est pas à son apogée. Faire la promotion d’un agenda basé sur des choix de style de vie individuels et qui divise clairement les Etats membres ne peut être la meilleure solution pour accroître la cohésion sociale au sein de l’UE. Tous les citoyens de l’Union ont le droit de vivre en paix, et la dignité de chaque personne doit être respectée. Toutefois, la tendance à catégoriser les droits de l’Homme n’est pas la voie à emprunter : chaque personne, chaque homme et chaque femme, sont bénéficiaires des droits de l’Homme et égaux en dignité. Néanmoins nous ne devons pas oublier que ces droits ne sont pas conditionnés par un type de désir sexuel individuel mais par le bien commun. »

Plus de 200 000 citoyens ont écrit aux députés européens leur demandant de rejeter le rapport, un signe que ce dernier divise l'UE, portant ainsi atteint à la paix sociale sur notre continent.
 
Contact presse :
Maria Hildingsson, +32 4 70 20 39 18.
 
Fondée en 1997, la Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe, FAFCE, est dotée d’un statut participatif auprès du Conseil de l’Europe.

La FAFCE représente des associations familiales de 16 pays européens.

L’action de la FAFCE est fondée sur l’enseignement social et familial de l’Eglise catholique.

Elle promeut l’intérêt des familles et valorise la contribution de la famille à la société auprès des décideurs politiques à l’échelle européenne.
www.fafce.org
info@fafce.org

"Les familles sont le trésor de l'Europe!"
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Projet de loi « Famille » : l’occasion n’est-elle pas venue de réformer dans la concertation ?



 

Communiqué de presse
4 février 2014
Contact presse :
Aude Ducros
01 48 78 81 08
a.ducros@
afc-france.org
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Les Associations Familiales Catholiques (AFC) sont un cadre d’engagement et d’entraide offert à tous ceux qui veulent agir dans la cité au service de la famille à la lumière de l’enseignement
de l’Eglise Catholique. Elles représentent 30 000 familles
et ont fêté leurs
Cent Ans en 2005.
Pour en savoir plus :
www.afc-france.org

 
 
 
 


Projet de loi « Famille » repoussé : l’occasion n’est-elle pas venue de réformer dans la concertation ?

Le Gouvernement a annoncé, au lendemain d’une nouvelle et large mobilisation initiée par La Manif pour Tous, que le projet de loi « Famille » ne serait finalement pas présenté au Parlement cette année.
 
La complexité des questions que devait aborder ce texte n’en est évidemment pas la cause. Cette annonce s'enracine dans un contexte politique tendu du fait des dysfonctionnements institutionnels qui fragilisent de manière inquiétante la démocratie. Ceux-ci en effet se révèlent incapables de susciter des débats dépassionnés et sérieux. Plus encore, ces approches institutionnelles tirent abusivement profit de majorités courtes, pour imposer aux Français des orientations de société auxquelles ils ne veulent pas adhérer.
 
Pour les AFC, un tel changement de calendrier devrait marquer le début d’une nouvelle vie politique où les débats, notamment autour de réformes engageant l’avenir de la société, soient organisés comme tels, éloignant toute tentation du passage en force. C’est la condition pour redonner de la légitimité aux évolutions législatives. Cette légitimité ne peut pas se fonder sur la seule majorité, le plus souvent fragile et éphémère, qui se constituerait pour l’adopter.
 

Mgr Philippe Barbarin : «Moi, Philippe, prêtre, je ne peux pas «passer mon chemin»!»

Après une année de mobilisation, on entend ici ou là que le « mariage pour tous » aurait divisé les Français, et les catholiques en particulier. C’est vrai pour une part. Mais ce qui frappe aussi, ce sont les nouvelles convergences qui sont nées, parfois inattendues. Je n’oublierai pas, par exemple, le président du Conseil régional du culte musulman de Rhône-Alpes, répondant à la presse à mes côtés, le 13 janvier 2013: «Non, il ne faut pas cette loi pour la France!» Intérieurement, j’entendais: «Que votre oui soit oui ; que votre non soit non!» Et je me disais: «Il sait dire non, lui, avec douceur et fermeté.»

Des dialogues ont été amorcés et approfondis, ce qui a permis de connaître et de comprendre comme jamais auparavant la situation de personnes homosexuelles. Plusieurs d’entre elles m’ont encouragé à manifester.

Pour de nombreux chrétiens, ce fut l’occasion de mettre en œuvre la dernière consigne de Jésus: «Vous serez mes témoins.» Parmi les témoignages, j’en retiens trois : la pétition de 700 000 signataires « oubliée » par le Conseil économique, social et environnemental, les foules innombrables qui ont envahi les rues de Paris et les places de nos villes de province en 2013, puis l’émergence forte, respectueuse et silencieuse des «veilleurs».

Envoyés pour témoigner, non pour gagner

Chez les «anti-mariage pour tous», on observe toutefois désormais deux groupes qui s’opposent : les «jusqu’au-boutistes», capables d’organiser une manifestation nommée «jour de colère» avec l’envie d’en découdre, et les «à-quoi-bonistes», qui considèrent que, la grande bataille du mariage étant perdue, il faut passer à autre chose, comme si le vote de la loi invalidait désormais tout débat.

Il s’agit là, à mon avis, de chemins étrangers à ce que nous indique l’Évangile. Le Seigneur ne nous demande pas une obligation de résultats… Nous n’avons pas été envoyés pour gagner, mais pour témoigner, car, au soir de notre vie, nous ne serons pas jugés sur nos victoires, mais sur l’amour, et selon un seul critère, essentiel, celui de notre attitude vis-à-vis des plus petits.

Faut-il continuer à prier, parler, agir et à se manifester ? Oui, et ce au nom même de l’Évangile du jugement dernier que l’on pourrait prolonger ainsi: «J’ai été privé d’un de mes parents dès ma naissance, et vous ne vous êtes pas manifestés!»

Droit de l’adulte et droit de l’enfant

Le changement de civilisation annoncé par Christiane Taubira se joue maintenant, spécialement dans le cadre de la loi «famille». Elle ne parlera ni de GPA ni de PMA, mais on sait que, chassées par la porte officielle, ces questions rentreront par la fenêtre des amendements. On dit aussi que le gouvernement attend l’avis du Comité consultatif national d’éthique, mais on a pris soin d’écarter des voix discordantes.

Si l’accès à la PMA et à la GPA est ouvert, c’est toute la filiation qui se trouvera bouleversée et désorientée. Pour la première fois verra le jour une génération d’enfants privés intentionnellement de l’un de leurs parents. Qu’on pense simplement aux arbres généalogiques, tels qu’ils sont symbolisés jusqu’à ce jour, et tels qu’ils pourraient l’être demain: «Seules les fleurs artificielles n’ont pas besoin de racines», prévenait le philosophe.

Au fond, ces mesures consacreraient le droit de l’adulte sur le droit de l’enfant, le droit du plus fort sur celui du plus faible… déjà terriblement mis à mal par la loi sur l’avortement, qui se présentait comme une loi d’exception pour répondre à des situations de détresse, et que nous voyons dériver à vive allure depuis quelques décennies.

Remercier tous les veilleurs

Faudra-t-il supporter une nouvelle fois l’injustice revêtue des habits de la loi ? Chacun d’entre nous peut, aujourd’hui, reconnaître son existence comme le fruit de l’union d’un homme et d’une femme, quels qu’aient été les frasques ou les accidents de la vie de nos ancêtres, de nos parents… Qu’en sera-t-il demain ? Que dirons-nous aux enfants qui nous demanderont comment nous avons laissé faire cela ?

Heureusement, une parole traverse les siècles et les cultures, c’est celle de la conscience, inscrite dans le cœur et l’esprit des hommes. La Parole de Dieu l’éclaire et la rappelle. Il faut remercier tous les veilleurs: ils ne s’endorment pas et nous aident à rester vigilants. Pour les enfants sans naissance, sans parents, sans voix, pour les personnes sans âge, sans avenir, pour les sans-papiers, sans-pays, sans-domicile-fixe… et pour tous les «sans» qui sont nos prochains d’aujourd’hui, la parabole du Bon Samaritain m’interpelle: moi, Philippe, prêtre, je ne peux pas «passer mon chemin»!

Le 2 février, à Lyon, ce sera le sens de ma présence à la «manif pour tous».

lundi 3 février 2014

Fête des familles : RENFORT URGENT !!!

Bonjour,

Permettez-moi de vous écrire un mail concernant la préparation de la fête des familles 2014.

La première réunion de préparation de la fête des familles a eu lieu à Strasbourg le 22 novembre 2013, nous étions 5 personnes (2 de Molsheim, 2 de Strasbourg et 1 de Marienthal).

La seconde réunion de préparation a eu lieu le 24 janvier 2014 à Molsheim (pour faire appel aux gens localement), nous étions 6 personnes (5 de Molsheim, 1 de Strasbourg).

Les personnes présentes aux réunions sont motivées, elles ont des idées, mais si on ne renforce pas rapidement l'équipe de préparation, il nous sera quasiment impossible de les concrétiser! Chaque personne est en effet repartie avec de nombreuses "missions", il va être difficile de leur en ajouter d'autres au fur et à mesure des réunions!

Je fais donc appel à vous pour solliciter les bonnes volontés, pour reparler de la fête des familles au sein des chantiers éducation, dans votre entourage, par mail... afin d'étoffer notre équipe!

Dans l'optique de la fête des familles 2015 à Strasbourg, il pourrait être utile de mobiliser dès à présent les strasbourgeois pour anticiper la préparation de l'année prochaine, comme nous l'avions fait l'année dernière avec l'équipe de Molsheim.

Pour information, la prochaine réunion de préparation aura lieu le 14 mars 2014 à 9h15 à Molsheim. Contactez-nous : afc67sud (at) afc-france.org, je vous ferai suivre le compte-rendu de la réunion de fin janvier pour que chacun puisse prendre part à la préparation et se sentir concerné!

Je vous remercie pour votre aide dans l'organisation de cette grande et belle fête de Neunkirch!

Bien à vous,

Annabel MATTELAER.

Journée de Retrait de l'Ecole