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Communiqué de presse | |
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IVG : la loi Hamon protège mieux les biens de consommation !
Aujourd’hui s’ouvre à
l’Assemblée Nationale le débat sur la loi santé, après amendements
adoptés par la commission des affaires sociales.
Parmi ces amendements,
l’un concerne la suppression des 7 jours de réflexion obligatoire
jusque-là en vigueur pour les femmes demandant une Interruption
Volontaire de Grossesse (IVG), au motif que cette disposition serait infantilisante.
Après le remboursement à
100% de l'IVG en 2013, la suppression de la condition de détresse et la
prétendue reconnaissance d'un « droit fondamental » en 2014, ce rapport
encourage à faire de l'IVG une réponse impulsive à une situation
imprévue sans laisser aux femmes le temps de la réflexion.
L’annonce d’une grossesse
est toujours un moment de vulnérabilité pour les femmes. Loin de les
infantiliser, ce délai de réflexion leur permet de prendre du recul par
rapport à une situation déstabilisante, surtout lorsqu’elle s’accompagne
de pressions de l’entourage.
Il est tout de même
curieux que la Loi Hamon de mars 2014 ait porté à 14 jours le délai de
réflexion minimum pour des montants bien plus faibles qu'un achat
immobilier, et que pour le devenir de l'être humain (celui de la mère
comme celui de l'enfant), on veuille retirer cette prérogative. D’autant
que, la décision d’interrompre une fois prise et mise en œuvre, aucun
retour en arrière n’est possible. Nous signalons à cette occasion
l’ambigüité du terme employé. Une interruption laisse entendre que l’on
peut reprendre ce que l’on a interrompu. Dans le cas d’une IVG, il ne
s’agit pas d’une interruption, mais de l’arrêt définitif d’une vie.
Ce vote reflète la
volonté mortifère qui prévaut dans notre pays, qui, avec 210 000
avortements annuels et des mesures répétées pour favoriser les IVG, se
montre incapable de protéger la vie des plus faibles de ses membres et
d'éviter le recours quasi systématique à l'IVG devant une grossesse
imprévue.
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vendredi 3 avril 2015
Communiqué AFC - IVG : la loi Hamon protège mieux les biens de consommation !
dimanche 22 mars 2015
Arte donne la parole à des femmes qui ont eu recours à l'avortement : une 1ère !
Arte donne la parole à des femmes qui ont eu recours à l'avortement
Arte proposait l'autre soir deux documentaires consacrés à l’avortement. Le second intitulé « Avortement, la loi du silence » était diffusé en toute fin de soirée à 23h35.
Ce
documentaire allemand, doublé en français, s’attaque au tabou qui
entoure l’avortement et cherche à échapper au « mur de silence » qui
entoure les femmes qui ont vécu une IVG. Une initiative qui donne la
parole à ces femmes et leur permet d’exprimer ce qu’elles vivent comme
un traumatisme. Sans jamais verser dans le voyeurisme, en des termes
justes, les images et les récits qui sont proposés touchent et émeuvent.
Un projet aussi audacieux, qu’inhabituel.
Trois
de ces femmes ont vécu des avortements. Elles racontent, chacune à sa
manière, la détresse qui a suivi ces moments. Elles disent la pression
de l’entourage qui tacitement pense qu’on ne peut pas donner la vie à 17
ans, que c’est trop tôt. Elles savent : « Je
pourrais avoir ‘500’ enfants, celui-là, je ne l’aurais jamais », « mon
instinct me disait que ça n’était pas qu’un amas de cellules ». « On m’a
dit tu vas gâcher ton avenir. Cette phrase me fait horreur, comment un
enfant peut gâcher une vie ? »L’une d’elle évoque la douleur ressentie de retour de salle d’opération : « Je ne comprends pas que personne ne m’ait prévenue de ce que j’allais vivre ». Elles
se disent que si elles avaient eu plus de temps, elle auraient pu
réfléchir et mûrir leur décision, chercher d'autres alternatives à
l'avortement.
Le documentaire mentionne qu’une femme sur 5, voire sur 3 aurait aujourd’hui recours, au moins une fois dans sa vie, à l’IVG. Nombreuses
sont celles qui ont besoin d‘aide, car elles peuvent développer des
pathologies : non seulement des états dépressifs, mais toutes sortes
d’autres troubles.
L’une
d’elle raconte qu’une fois l’opération passée, on a poussé son lit au
milieu d’une chambre de femmes qui venaient d’accoucher. Victime
d’hémorragie, le médecin lui annonce alors qu’elle ne pourra pas avoir
d’autre enfant. Ce ne sera pas le cas, elle en a désormais cinq, mais
elle s’est lancée dans la prévention dans les écoles : « Ce que je
veux, c’est inciter les jeunes filles à gérer intelligemment leur
sexualité pour n’être jamais confrontées à cette situation ».
Le
quatrième témoignage est celui d’une survivante de l’avortement, elle
parlera en dissimulant son visage. Sa mère attendait des jumeaux, un des
deux bébés a été avorté. Elle raconte qu’enfant, elle n’arrêtait pas de
« rêver », même les yeux ouverts, qu’elle avait une sœur jumelle.
L’intensité était telle qu’elle s’est crue folle. A l’adolescence, elle
est anorexique. Elle n’apprend la vérité qu’à l’âge de 17 ans. Après la
joie de se savoir pleinement saine d’esprit, elle est vite rattrapée par
le chagrin et la douleur. Elle avait « tellement mal ». Elle
comprend qu’elle a assisté à une lutte à mort et qu’elle a elle-même dû
se battre pour survivre. Elle culpabilise de n’avoir pas pu sauver son
jumeau et comprend la raison qui la pousse à se laisser mourir de faim.
Une psychologue présente le dessin d’une femme qui se voit enfermée dans une prison serrée, une cage de culpabilité : « Ce qu’on enlève a beau être tout petit, ça n’empêche rien à la portée du geste ». Après
un avortement, les femmes sont souvent habitées par la honte, la
culpabilité, qui doit prendre un sens positif. Chaque femme a son propre
chemin à trouver. L’une d’elle vient consulter en thérapie : « J’aimerais tant lui demander pardon ».
Le
professeur Nikolaus Knoepffler du Centre éthique de l’université
d’Iéna, présente les stades de développement de l’embryon : le cœur qui
se met à battre dès la 4e semaine de grossesse, la forme humaine bien apparente dès la 7e semaine. Il s’inquiète : « Comment la société peut-elle faire preuve d’autant de légèreté dans ce domaine ? » Et il ajoute : « J’estime
qu’il est dangereux de banaliser [l’avortement], surtout quand on
réalise qu’on a pris une décision sur des bases erronées. »
La
fin du documentaire montre que le traumatisme post Ivg implique un vrai
travail de deuil qui nécessite la mise en place de rites. Il s’achève
sur ce message : « L’avortement est un droit, mais la liberté d’en
parler aussi, sans jamais occulter la responsabilité dont nous devons
faire preuve envers nous-mêmes et envers nos proches ». Les commentaires qui s’affichent en dessous du replay de l’émission montre que les tabous en la matière, sont encore loin d’être levés.
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Ndlr
DR : c'est une première ! Un tel documentaire sur une grande chaîne
française, on peut même parler de miracle. Les commentaires sur la page
du film sont instructifs à ce sujet. Si la vidéo reste accessible, ce
sera un bon outil d'information.
Interview en vue des Veillées avec les reliques de Ste Marguerite-Marie
Ce message pour vous informer
que les prochaines veillées miséricorde (Strasbourg et Mulhouse) en
présence des reliques de Ste Marguerite-Marie ont donné lieu à une
interview et un article accessibles sur le site du diocèse www.diocese-alsace.fr (en page d’accueil en descendant un peu l’ascenseur).
N'hésitez pas à inviter autour de vous. La porte est ouverte.
COMMUNIQUE DE PRESSE - Pétition contre la GPA
COMMUNIQUE DE PRESSE
Genève, 11 mars 2015
No Maternity Traffic(a) aux Nations Unies pour l’abolition de la gestation par autrui
“Plainte individuelle” auprès du Rapporteur Spécial des Nations Unies
pour dénoncer la participation des autorités russes à un cas avéré de vente d’enfant
pour dénoncer la participation des autorités russes à un cas avéré de vente d’enfant
Le
11 mars 2015, durant le débat aux Conseil des Droits de l’Homme (ONU,
Genève) consacré à la lutte contre la vente d’enfants, Grégor Puppinck,
Directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), est
intervenu oralement(b) pour dénoncer le développement du marché international de la vente d’enfants par gestation par autrui (GPA).
Il
a invité le Rapporteur Spéciale des Nations Unies sur la vente
d’enfants, Mme Maude de Boer Buquicchio, « à promouvoir une action
internationale de lutte déterminée contre toute forme de vente
d’enfants, y compris par la gestation par autrui, afin que cette
pratique soit effectivement abolie. »
L’ECLJ,
organisation non gouvernementale dotée du statut consultatif auprès des
Nations Unies, est membre du collectif européen d’associations “No
Maternity Traffic” qui milite en faveur de l’abolition de la gestation
par autrui.
En
parallèle, l’ECLJ introduit une “plainte individuelle” auprès du
Rapporteur Spécial pour dénoncer la participation des autorités russes à
un cas avéré de vente d’enfant par une entreprise muscovite spécialisée
en GPA. Cet enfant a été produit sur commande et vendu 49.000 euros à
un couple d’italiens n’ayant aucun lien génétique avec lui; il a été
l’enjeu du récent jugement de la Cour européenne des droits de l’homme
(CEDH) dans l’affaire Paradiso et Campanelli contre Italie.
La
plainte auprès des Nations Unies reproche aux autorités russes de
n’avoir pas engagé de poursuites contre la société en cause, et le fait
que la législation russe rend possible un tel commerce. Ces pratiques
sont contraires au droit international, et en particulier à la
Convention relative aux droits de l’enfant, et à son protocole
additionnel contre le vente d’enfant. En ratifiant ce protocole, la
Russie s’est engagé à interdire la vente d’enfants définie comme “tout
acte ou toute transaction en vertu desquels un enfant est remis par
toute personne ou de tout groupe de personnes à une autre personne ou un
autre groupe contre rémunération ou tout autre avantage” (art. 2). Ce
protocole impose aux États de qualifier de crime de tels actes et
transactions, d’en poursuivre les auteurs et de venir en aide aux
enfants victimes.
Dans
l’arrêt Paradiso, le CEDH avait estimé que le fait que le couple ait
acheté l’enfant n’était pas en soi un motif suffisant pour justifier la
décision des autorités italiennes de le leur retirer, validant ainsi le
processus de vente d’enfant commis en fraude au droit international.
L’arrêt Paradiso est susceptible d’appel. Mme de Boer Buquicchio était
précédemment Secrétaire Générale adjoint du Conseil de l’Europe dont
dépend la CEDH.
Les citoyens européens sont invités à signer massivement la pétition demandant l’abolition de la GPA en Europe : http://www.nomaternitytraffic.eu/fr/
(a)Des
associations nationales et européennes agissant pour le respect de
l’enfance, des femmes, de la dignité et des droits humains, soutiennent
et relaient « No Maternity Traffic » auprès de leurs concitoyens,
notamment l’Agence Européenne des Adoptés, l’Appel des professionnels de
l’enfance, Alliance VITA, Care for Europe, European Center for law
& justice, FAFCE, Fondazione Novae Terrae, La Manif Pour Tous,
European Dignity Watch, U Ime obitelji,etc.
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